Septembre Ardent est une fiction musicale dans laquelle dialoguent un homme et une femme reliés par un passé commun, un lourd secret et un exil forcé. Dans un décor de fin du monde où les promesses d’un éternel progrès n’ont pas été tenues, Septembre Ardent livre un récit sensible sous forme de tableaux. Dialogues entremêlant français et arabe, chansons et pièces instrumentales se succèdent en une forme opératique moderne.
SYNOPSIS
Une femme et un homme dialoguent. Les échanges sont sibyllins, leur relation est obscure. L’homme ignore d’où il vient et part en quête de sa propre histoire. La femme semble savoir. Est-elle réelle ou le fruit de son imagination ? On comprend finalement qu’il s’agit d’une mère ayant fui des rumeurs à son propos, pour protéger son fils. Était-ce une prostituée, une fille mère, ou faisait-elle simplement l’objet de bavardages ? Qu’importe la vérité, elle est tombée en disgrâce et l’injustice populaire l’a contrainte à fuir et à tout laisser derrière elle, y compris sa langue, et ses souvenirs.
Le silence qu’elle a choisi pour protéger son fils pousse finalement ce dernier à enquêter sur ce passé enfoui.
GENÈSE
Septembre Ardent est né d’amitiés et de collaborations croisées de longue date. En 2023, Donia Berriri, Nosfell, Jean-Brice Godet et Valentin Mussou, se réunissent pour une création collective. Partant du thème de la rumeur, nourri par la lecture de la nouvelle de William Faulkner, Dry September, ils décident d’adopter le nom de Septembre Ardent, titre éponyme de leur 1er album. S’inspirant de thématiques de la nouvelle, ils écrivent une fiction musicale imprégnée de leurs histoires personnelles et de voyages en Tunisie et au Maroc.
DISTRIBUTION
Voix, synthétiseur modulaire Nosfell Voix, clavier Donia Berriri Clarinettes, K7 Jean-Brice Godet Violoncelle, sampler Valentin Mussou Traduction Kamilya Jubran Création lumière Samuel Mary Mise en son Céline Grangey, Baptiste Mésange
Septembre Ardent est le récit onirique d’un personnage en quête de sa propre histoire, dialogue entre un homme à la mémoire défaillante et une femme sibylline, miroir déformé d’une figure familière. Vendredi dernier j’ai surtout assisté à un merveilleux petit opéra, oratorio gesticulé, œuvre collective où toutes les pièces du puzzle instrumental et vocal sont en place….
S’il en manquait une, ce serait à propos, à propos de cette fin du monde où le progrès est une arnaque mortifère. Mais les instruments acoustiques et électriques, clarinettes et cassettes de Jean-Brice Godet, violoncelle et échantillonneur de Valentin Mussou, claviers de Donia Berriri, machines de Nosfell se fondent parfaite- ment avec les voix de Donia, qui a écrit les textes, et Nosfell, dont le corps et la voix sont des lianes vivantes, ensemble soutenu par l’ingénieuse de son Céline Grangey. Spectacle de science-fiction philosophique, Septembre ardent diffuse une énergie incroyable, sorte de rock électronique où les impros jazz filent comme des bolides à la Mad Max, et une poésie légère qu’apportent le dialogue en chansons du couple qui se renvoie la balle à cour et jardin, en français et en arabe. Jean-Brice Godet, en plus de la clarinette et de sa déclinaison basse, avait apporté une clarinette contrebasse dont le son m’a scotché, par la variété de ses timbres et une dynamique que je n’avais jamais entendue jusqu’ici sur cet instrument.